En tout bien, tout honneur, je commence par le Bénin, puisque j’y vis depuis 9 ans.

Le Kanvô, une histoire tissée
Le Kanvô, c’est bien plus qu’un simple pagne. C’est un véritable joyau du patrimoine culturel béninois, un symbole d’identité et de savoir-faire ancestral. Ce tissu, tissé à la main, est composé de lin, de chanvre et de coton, et est depuis des siècles associé à la noblesse et au pouvoir.

L’an dernier, l’affiche du festival international montrait de très jolies tenues en pagne tissé.
Les origines royales du Kanvô
Les origines du Kanvô sont étroitement liées à la cour royale d’Abomey. C’est sous le règne du roi Guézo (celui dont il est question dans le film « The Woman King« ) que ce pagne se démocratisa au sein de la noblesse. Chaque motif, chaque couleur avait une signification précise, révélant le statut social et l’histoire de celui qui le portait.
Un art ancestral
La fabrication du Kanvô est un art qui se transmet de génération en génération. Les tisserands, principalement des femmes, utilisent des techniques ancestrales pour créer des motifs géométriques complexes et des couleurs vibrantes. Le Kanvô est souvent comparé au faso danfani burkinabé, mais il s’en distingue par sa finesse et la complexité de ses motifs.
Une amie est tisserande, j’essayerai d’aller la filmer et qu’elle nous explique quelques motifs.
Dans un prochain article, je tenterai d’expliquer en quoi le Kanvô est si spécial, et comment il peut être complètement moderne.
