Je suis, au bout de 9 ans, toujours émerveillée et pleine de gratitude, de vivre en Afrique. J’apprécie le fait d’être toujours « en été », de ne pas être obligée d’acheter manteau et bottes, de ne pas avoir froid (même si parfois un peu de fraicheur ferait du bien).
Je continue à être surprise par les plantes. Je connaissais assez bien les arbres et les fleurs en France. Ici, au Bénin, presque toute la végétation s’est révélée nouvelle pour moi. Je suis ravie de voir comment poussent un ananas, une papaye, une banane, une mangue…

Les fleurs et le tronc d’un papayer qui pousse sur le terrain limitrophe à mon appartement actuel.

Mon bananier à Ouidah. Il a fleuri juste avant mon départ, je n’ai pas pu manger ses fruits. Sniff !
Je m’émerveille de tout ce qu’on peut faire avec un palmier, ses feuilles, son écorce, ses fruits, son tronc…

Le seuil du premier appartement que j’ai eu au Bénin.
Et, bien entendu, les rencontres humaines sont mes plus grandes joies. Découvrir une autre culture aussi, une autre façon d’interagir les uns avec les autres. Ca me bouscule parfois, et je dois sans doute choquer de temps en temps. J’ai appris à aimer certaines façons de faire, et d’autres continuent de m’exaspérer. La notion du temps, par exemple.

Ici, quand tu attends quelqu’un, et qu’il te dit, au téléphone « je viens déjà », c’est sans doute qu’il est encore chez lui, qu’il s’apprête à partir, alors que toi, tu poireautes déjà depuis 10 min…
Si, sur un carton d’invitation à un mariage, il est écrit 14 h précises, n’attends pas l’entrée de la mariée dans l’église avant 15 h 30/16 h (je suis arrivée affolée et essoufflée à 14 h 07, navrée d’être en retard, dans une église… vide ! Les premiers autres invités sont venus à 15 h, le marié à 15 h 30, il était 16h quand la mariée descendit l’allée centrale, vers son futur époux).
J’essaie de plus en plus d’en rire, de prendre mon mal en patience, mais souvent, j’avoue, je bous à l’intérieur !

